
Mais si la Pinacothèque propose des rétrospectives de figures connues et reconnues de l’art contemporain, Marc Restellini, le directeur se fait un devoir d’ouvrir ses portes à de jeunes artistes.
En ce moment, et jusqu’à mi-septembre, on peut admirer une partie des travaux photos de Anne-Catherine Becker-Echivard.
L’artiste s’inspire de son époque : citons rapidement la discrimination face au sida, les murs qui s’érigent dans les villes ou qui font des prisons, le travail à la chaîne et l’exploitation industrielle des homes, etc. Outre le fond, le message, ce qui interpelle, c’est la mise en scène artistique. Parce que Anne-Catherine Becker-Echivard est loin de montrer son sujet à la manière d’un reporter sans frontière. Loin loin de là ! C’est à travers la création d’un décor humoristique, onirique, esthétique, dans lequel des personnages à tête de poisson vont s’exprimer, jouer, parler, travailler… La photographe travaille avec de vrais poissons venant soit de Rungis soit du marché en bas de chez elle. Elle les lave, les écaille, les vide, en passe le corps à la poèle et garde la tête pour ses remarquables mises en scène.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire